Notre premier contact avec la Louisiane, en venant de Houston au Texas, qui n'avait été qu'un simple transit pour nous, fut la petite ville de Rayne, la ville des grenouilles ! Des statues de batraciens ornent les places, des fresques décorent les murs. De nombreux bâtiments et habitations s'ornent côté rue d'une statuette adaptée au lieu. La grenouille porte le voile devant la mission catholique, un casque devant la caserne des pompiers, un nœud papillon devant le siège du journal local, tout à l'avenant ! Les cuisses de grenouilles s'appellent ici des "ouaouarons".
Notre deuxième contact fut, à Lafayette, la visite du village "historique" cajun de Vermilionville, fondé en 1990 et qui réunit sur un même site, entre deux bayous, des maisons traditionnelles du XIXème siècle, transférées et des bâtiments reconstitués. Vermilionville est le nom donné en 1821 à l'établissement près du Bayou Vermilion (anciennement, vers 1700, Bayou Petit Manchac), qui a donné aujourd'hui Lafayette.
En guise d'introduction, une exposition indique que le bassin hydrologique du Mississipi couvre plus de la moitié des Etats-Unis.
Les différentes maisons, au-delà du volet architectural, sont autant d'occasions de présenter la vie rurale sur fond d'histoire locale : l'arrivée des Acadiens chassés de leurs terres lors du Grand Dérangement, l'offre de Espagnols de mettre gratuitement des terres à leur disposition en Louisiane etc.
Les cent lignes au tableau "je ne parlerai pas français" rappellent l'interdiction faite aux "Cadiens" de s'exprimer dans leur langue d'origine.
Les maisons étaient en bois, construire en surélévation, avec une terrasse couverte sur laquelle étaient
souvent disposés des fauteuils à bascule
















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